Etude géopolitique de l’Afrique

Richement dotée en ressources naturelles et bénéficiant d’une démographie exponentielle, l’Afrique a tout pour réussir. Et pourtant, le continent peine à prendre toute sa place dans la mondialisation. Certes, comme au lendemain de la décolonisation, nombreux sont aujourd’hui les experts à annoncer l’irrésistible affirmation de la puissance africaine. Sans nier le dynamisme de son économie, bien des défi s doivent cependant être encore relevés, à commencer par la faiblesse des États, qui autorise toutes les convoitises étrangères. Pour preuve, après avoir été un enjeu de la rivalité Est-Ouest et la chasse gardée des anciennes puissances coloniales, l’Afrique est désormais la proie des Émergents – Chine et Inde en tête. « Toute la question alors est de savoir si la richesse minière de l’Afrique sera une chance ou une malédiction », résument Jean-Joseph Boillot et Stanislas Dembinski dans leur ouvrage Chindiafrique paru chez Odile Jacob. Au centre du « grand jeu » planétaire, le continent est l’échiquier de luttes d’influence aux multiples facettes… Par Jean-François Fiorina Directeur adjoint de Grenoble Ecole de Management Directeur de l’ESC Grenoble Restés longtemps à l’écart de la mondialisation, l’Afrique et ses 54 États souverains.


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L’émission de TV « Le dessous des cartes » présente 2 reportages

Introduction à la géopolitique de l’Afrique

Les structures économiques de l’Afrique



Forces françaises en Afrique

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Interventions françaises en Afrique

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SERVAL 2013

Près de 5 000 hommes, des centaines de véhicules blindés, des dizaines d’avions de combat et de transport, d’hélicoptères d’attaque et de manœuvre se lancent à la reconquête du territoire malien pour détruire les groupes armés terroristes. Début 2013, la brigade Serval a mené durant quatre mois un combat intense.


BARKANE 2015 

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires qui sont répartis sur deux points d’appui permanents à Gao (Mali) et à N’Djamena (Tchad). Ce dispositif n’est pas figé et le commandant de la force pourra faire basculer ses efforts (troupes et moyens) en fonction de la menace à laquelle il sera confronté.

Depuis ces deux points d’appui permanent, des détachements seront déployés sur des bases avancées temporaires (BAT). Ces bases constituent des « plateformes relais » à partir desquels seront conduites les missions, aux côtés des soldats des pays dans lesquels se situent ces bases.


50 ans d’OPEX en Afrique

Cahier_OPEXDurant les cinquante dernières années, de 1964 à 2014, la France s’est engagée de multiples façons en Afrique. Elle est intervenue soit au titre des accords de défense signés lors de l’accession à l’indépendance des ex-colonies françaises, soit pour appuyer un chef d’État africain en butte à une déstabilisation interne, pour évacuer des ressortissants français ou plus récemment dans le cadre d’un mandat de l’ONU.

Perçues et critiquées parfois comme l’expression d’une simple défense de l’ancien « pré carré », ces opérations extérieures (OPEX) sont en réalité bien plus complexes.

Participant certes au rayonnement de la France dans le monde, elles témoignent parfaitement de la qualité des liens qui unissent la France et l’Afrique, au point de transcender très largement aujourd’hui l’histoire de la colonisation. La multiplication des OPEX réalisées à la demande des États africains ou sous mandat de l’ONU ou de l’Union européenne atteste d’une compétence française spécifique en matière d’intervention extérieure.

Témoignant des évolutions mondiales et des reconfigurations politiques existant entre l’ancienne puissance métropolitaine et les pays africains, ces opérations ont connu une telle diversification au cours de ces dernières années qu’il semble aujourd’hui nécessaire d’établir un bilan, d’en dresser une typologie afin de mieux comprendre le cadre politique et militaire de l’intervention française en Afrique, de les restituer dans une dimension chronologique afin de repenser, si nécessaire, le cadre doctrinal des missions militaires françaises à l’étranger.

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