Etre et durer

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Sous les remparts de la cité médiévale, mêlant les ombres d’un passé épique à une actualité brûlante, 1e 3e RPIMa s’avance à la bataille. Ils sont tous là : les paras colos d’Indochine, ceux de Saint-Brieuc, Cazaux et les damnés de la RC 4, ceux de Hoa-Binh, de la  » Rue sans Joie  » b et de Na-San, les rescapés des rizières au calme trompeur, les habitués du Pasteur qui firent le voyage de trop… Alors que le mal jaune exerçait encore ses ravages, l’Algérie s’embrasa. Une nouvelle génération de parachutistes, celle des djebels, vint renforcer la vieille garde pour former le 3e Régiment de Parachutistes Coloniaux. Sous le comandement du plus célèbre condottiere de l’armée française, le lieutenant-colonel Bigeard, puis du plus secret, le lieutenant-colonel Trinquier, les paras du  » 3 « , affublés d’une drôle de casquette, moulés dans leurs tenues  » cam « , sèment la terreur parmi les katibas de l’ALN. L’Oranais, l’Algérois, la bataille d’Alger en 1957, Timimoun et l’agonie de Sentenac, les bilans de la bataille des frontières en 1958, le changement de dénomination en 3e RPIMa, les grandes opérations du général Challe en 1959 et 1960, les tensions d’Alger et la déchirure qui s’ensuivra, composent la grande fresque historique du régiment de Carcassonne. Au tournant de l’histoire, le 31e RPIMa fit un pas, encore un pas, conduisit dans le cénacle restreint des troupes professionnelles d’intervention. Dès 1968, on retrouve une de ses unités au Tchad, puis à partir de 1974 dans tous les pays d’Afrique où les intérêts de la France et ses ressortissants sont menacés. Durant les années de feu, il est, il est également présent au Liban où, avec le colonel Salvan, il paie le tribu du sang à Tyr, en 1978. Le colonel Roudeillac le mènera à trois reprises à Beyrouth en 1982 et 1983. Plus tard, ce seront les balkans : Bosnie et Kosovo, puis aujourd’hui l’Afghanistan et la lutte contre AI Quaida. Installé dans le XXI° siècle, tourné vers le futur, le 3e RPIMa, au sein de la 11e brigade parachutiste, fort de sa jeunesse, de son dynamisme et des traditions léguées par ses anciens, croit en son destin.  » Le régiment de l’exemple. Il lui est demandé beaucoup : il donne maximum en souplesse et en beauté, stupéfiant les incrédules, brûlant les tièdes, entraînant les faibles. Le régiment qui dure malgré toutes les vicissitudes.